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Jerome Keating , Ph.D.Combines, Combines, Sacrées Combines!translated by Jerome Besson2007-12-18 Plus ils protestent de leurs bonnes intentions, plus ils consacrent de temps et de verbiage, plus ils jurent qu’ils respectent la démocratie taïwanaise, plus ça devient évident. Le département d’état des Etats-Unis, ses fonctionnaires et ses partisans semblent avoir passé un accord secret avec la Chine pour limiter et contrôler la démocratie et la liberté à Taiwan. Raymond Burghardt, Président de l’Institut Américain à Taiwan, était récemment en mission spéciale à Taiwan pour s’entretenir avec les deux candidats présidentiels. Il a également cherché à obtenir du Président Chen Shui-bian confirmation qu’il honorera ses engagements passés et ne forcera pas les évènements durant les derniers mois de son mandat. Stephen Young, directeur de l’IAT à Taïwan, avait déjà rendu visite au président pour obtenir de semblables assurances. Lors d’une table ronde avec des journalistes le 6 décembre au département d’état, Thomas Christensen a encore entonné la même vieille scie sur la nécessaire clarification de la position Américaine. (voir mon article du 9 décembre). Nous avions déjà entendu John Negroponte, Dennis Wilder et le même Christensen réciter les mêmes couplets en septembre dernier (voir mon article du 13 septembre). Pourquoi une telle insistance ? Pourquoi une telle attention ? Et pourquoi un tel effort de clarifier ad nauseam combien les Etats-Unis ont la démocratie taïwanaise à cœur, pourvu que Taiwan ne la pratique pas. Telles sont les questions qui viennent à l’esprit de toute personne sensée. L’objet de leur attention est le référendum projeté sur la question de l’entrée de Taïwan à l’ONU, un référendum dont chacun convient qu’il n’aura aucune incidence sur le processus d’entrée. Alors pourquoi tant d’efforts ? L’affaire a des relents d’Henry Kissinger, le roi du bradage par excellence. Les Etats-Unis ont-ils encore passé un accord secret avec la Chine, et encore une fois selon des termes imposés par la Chine ? Niveau de crédibilité : zéro. Quelqu’un voudrait-il jeter quelques brins de paille pour que ces fonctionnaires américains s’y cramponnent. La dame proteste trop de sa vertu. Tandis qu’ils s’escriment à placer le fardeau de la sincérité et de la responsabilité sur le dos du Président Chen, les feux de la rampe sont sur eux. Ce sont les mêmes qui insistent qu’ils n’ont pas changé leur “politique d’une seule Chine,” alors que si. Ce sont les mêmes qui ont justifié la guerre en insistant sur l’existence d’armes de destruction de masse en Irak, alors qu’il n’y en avait pas. Ce sont les mêmes qui insistent qu’ils ont toujours tout fait pour le bien de Taiwan, alors que non. Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi Taiwan est le seul pays qui semble capable de déranger le “statu quo” bidon dans le détroit de Taiwan ? Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi Taiwan est le seul des trois (Chine, Taiwan, Etats-Unis) lié par ses engagements ? Pourquoi Taiwan est-il le seul pays condamné à définir ses engagements ? Qui peut faire état noir sur blanc des obligations Américaines quant à Taiwan et au statu quo ? Qui peut clairement énoncer les obligations de la Chine quant à Taiwan et au statu quo ? Le fardeau tombe toujours sur le dos de Taiwan. Et d’évidence, ce fardeau est lié à un accord secret dans l’ignorance duquel Taiwan est maintenu. La politique taïwanaise et chinoise des Etats-Unis est vide, vague, éventée. L’Amérique a maintenu cette attitude durant le dernier demi-siècle de manière que personne ne puisse clairement définir ses engagements. La Chine, pour sa part, a toujours insisté qu’elle n’a aucun engagement excepté le droite de déclarer la guerre quand elle se sent offensée et de déplacer à volonté les limites qui déterminent ce qui l’offense. Tant d’efforts déployés au sujet d’un détail tel que le référendum sur l’entrée de Taïwan à l’ONU pointent vers un accord secret avec la Chine par lequel les Etats-Unis auraient promis de contenir Taiwan comme la Chine veut voir Taiwan contenu. Quel gain exactement les Etats-Unis pourraient-ils retirer d’un tel accord secret avec la Chine ? Une pléthore de produits bon marché ? Un droit d’escale pour sa marine ? Une aide symbolique en Corée du nord ? Une promesse d’aide en l’Iran une fois que la Chine aura complété la vente à l’Iran de ce dont il a besoin pour construire des armes nucléaires ? Qu’est-ce exactement que les Etats-Unis retirent de sauter au travers des cerceaux tendus par la Chine et pourquoi l’Amérique laisse-t-elle toujours la Chine dicter les termes et les limites des accords ? C’est la même Amérique qui n’a aucune hésitation à soutenir l’indépendance du Kosovo en opposition avec la Russie. C’est la même Amérique qui continue à forcer la démocratie sur trois groupes disparates en Irak. C’est la même Amérique qui a passé des accords secrets avec la Chine avant le communiqué de Shanghai. Le message de Burghardt terminait en disant que de nouveaux leaders représentent une nouvelle occasion de résoudre des problèmes importants. Il n’a pas voulu que le Président Chen crée des problèmes à son successeur. Pas étonnant que les Etats-Unis fassent du favoritisme à l’égard de Ma Ying-jeou, cette anguille qui est également le favori de la Chine dans les prochaines élections taïwanaises. Cependant, aux Etats-Unis aussi il va y avoir un changement à la tête de l’état. Le nouveau président sera-t-il lié par les accords secrets du passé ? Il ou elle auront-t-ils l’occasion de s’attaquer à la question du détroit de Taiwan et de résoudre les problèmes d’une nouvelle manière ? Verrons-nous de nouveaux visages au département d’état ? Lire les articles du Dr. Keating en anglais à : Jerome F. Keating’s Writings |